Un poireau et des plumes

Pourquoi le poireau (leek en anglais) est-il l’emblème du Pays de Galles ? Une légende dit qu’à la veille d’une bataille contre les Saxons, Saint David conseilla aux Bretons de porter des poireaux sur leurs couvre-chefs afin de distinguer alliés et ennemis. Cette ruse permit une nette victoire.
Une autre légende soutient que le même stratagème fut utilisé par les archers gallois contre Henri V à la bataille d’Azincourt. Voilà pourquoi le 1er mars, jour de la Saint David, saint patron du Pays de Galles, on porte un poireau.
Mais la raison la plus vraisemblable de ce choix du poireau comme emblème national vient du fait que c’est un légume très répandu au Pays de Galles et qu’il est à la base de nombreuses préparations culinaires.

 

Notons que la jonquille (daffodil) est l’autre emblème du Pays de Galles. En gallois, le même mot désigne à la fois le poireau et la jonquille (« cenhinen »), d’où certainement ce choix.
Pourquoi ces trois plumes d’autruche prises dans une couronne et surmontant la devise en allemand « Ich Dien » qui signifie « Je sers » ? Ces insignes étaient ceux d’Edward, le Prince Noir, à la victoire de Crécy, le 25 août 1346. Ils appartenaient à la maison de Hainault, dont la mère, la reine Philippa, était une descendante. Prince de Galles en 1343, Edward, chef charismatique, est une grande figure de l’histoire galloise. D’où le choix de cet insigne par les rugbymen de la Principauté. Pas étonnant que le plus fameux joueur gallois se soit appelé… Gareth Edwards (avec un s !).


« Land of my father »

Combien de générations de mineurs gallois ont entonné religieusement « Land of my father » (« Terre de nos aïeux ») dans la pénombre d’un Arms Park de Cardiff soudainement terrifiant ? Combien de joueurs de tous les pays ont eu la chair de poule en entendant monter cet hymne, souvent durant le match lui-même ?

The ancient land of my fathers is
dear to me,
A land of poets and ministrels,
famed men.
Her brave warriors, patriots
much blessed.
It was for freedom that they lost
their blood.
REFRAIN:
Homeland !
I am devoted to my country.
So long as the sea is a wall
to this fair beautiful land,
May the ancient language remain.
-
La terre antique de mes aïeux est
chère à mon cœur.
Une terre de poètes et de ménestrels,
d’hommes célébrés.
Ses braves guerriers patriotes,
tant bénis,
C’est pour la liberté qu’ils ont perdu
leur sang.
REFRAIN :
Mère patrie !
Je suis voué corps et âme à mon pays.
Aussi longtemps que la mer est un rempart
pour cette belle et douce terre,
Puisse la langue ancienne perdurer.




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