Équipe H1
Date : 12 juillet 2008
Lieu : Laval
Nomades H1 - 25
Ormstown - 18
Une première!!
Par Charles-Édouard Handfield
Sous une température chaude et humide, les Nomades de Laval foulent un terrain couvert d’herbe coupé pour y affronter les Saracens d’Ormstown. Il s’agit là du second affrontement entre ces deux équipes. Lors du premier, Ormstown l’avait emporté à domicile par deux essais dans un match chaudement disputé. Les Nomades sont bien décidés à prendre leur revanche et à devenir la première équipe de division II à battre une équipe de division I.
Fidèles à leur habitude, les Nomades de Laval commencent la partie avec un manque d’intensité et de concentration flagrant. À plusieurs reprises, ils remettent le ballon entre les mains de leurs adversaires. Ils protègent mal le précieux objet et accumulent les pénalités et les en-avants. Cela permet à Ormstown de s’installer confortablement en territoire lavallois et de mettre de la pression sur les hôtes. Les Nomades résistent bien aux attaques adverses mais ne parviennent jamais à trouver leur rythme en attaque. Ils sont alors contraints de dégager aux pieds à de nombreuses reprises. Toutefois, bien que cela leur permettent de souffler, le repos n’est que momentané alors qu’Ormstown revient en force à chaque reprise. À force de jouer avec le feu, les Nomades finissent par se brûler. Un manque de communication permet au premier centre de percer la muraille lavalloise. Plusieurs joueurs réussissent à le toucher mais aucun ne parvient à l’arrêter. Il aplatira légèrement à l’extérieur des poteaux sur la ligne de but. C’est alors 7 à 0 Ormstown. C’est normalement le coup de fouet qui est nécessaire aux Nomades pour « mettre la switch à on. » Toutefois, tirer de l’arrière n’est pas suffisant et ils continuent à manquer d’intensité et à accumuler les pénalités inutiles. Heureusement, leur défensive est solide et Ormstown est incapable de profiter de la situation. Ils bénéficient d’une pénalité pour marquer 3 points sur un botté. 10 à 0 Ormstown à la demie.
Le changement de côté apporte également un revirement important dans le déroulement de la partie. Ce sont soudainement les Nomades qui dominent et qui mettent de la pression sur Ormstown. Leurs attaques sont rapides et bien exécutées. Méthodiquement, ils gagnent du terrain et assurent une bonne protection du ballon. Lors des rares occasions où Ormstown s’empare du cuir, ils ne peuvent que dégager. Profitant de leur vitesse, les Nomades sont prompts à se réinstaller en territoire ennemi. Ils ne donnent ainsi aucun répit à Ormstown. Cette pression rapporte des dividendes tôt en deuxième demie. Les Nomades attaquent de tous les côtés, forçant la défensive à se déplacer constamment. Cela crée inévitablement un surnombre offensif et ils en tirent profit. Jonathan Davis trouve une brèche à l’extrémité droite. Il franchit la ligne des buts et se rend entre les poteaux pour aplatir. L’écart est réduit à 3 points, 10 à 7 Ormstown. Affamés, les Nomades repartent immédiatement à l’offensive. Cela leur sera à nouveau bénéfique. Exploitant une pénalité, Louis-Philippe Morand réussit un botté de 3 points pour créer l’égalité. Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, les Nomades, bénéficiant du momentum, continuent d’attaquer avec férocité. La poussée est irrésistible et ils ajoutent 7 points lorsque Stéphane Dauphin-Pierre traverse avec vélocité la défensive adverse et, imitant son coéquipier quelques minutes plus tôt, aplatit entre les poteaux. 17 à 10 Laval. Néanmoins, les hôtes s’assoient alors sur leur avance et permette à Ormstown de revenir dans la partie. Ils cessent de mettre de la pression et Ormstown en tire profit. Bien qu’ils ne réussissent pas à aplatir dans la but, ils ajoutent cependant 3 points sur un botté de pénalité. 17 à 13 Nomades. Cela semble réveiller les lavallois qui repartent à l’assaut. Par l’entremise de Martin-Louis Paquette, ils augmentent l’écart à 9 points. Résistant à deux défenseurs voulant le mettre au sol, il parvient à traverser la ligne des buts et aplatir le ballon. De nouveau, les Nomades s’assoient sur leurs lauriers. Préférant la prudence à l’agressivité, ils perdent la belle intensité qui caractérisait jusqu’à alors cette demie. Quelques erreurs plus tard, Ormstown ajoutent 7 points à la marque et réduisent l’écart à 4 points. Comme à chaque fois, les Nomades relancent la machine. Ils s’installent en territoire adverse. Prenant alors par surprise les 29 autres joueurs sur le terrain, Louis-Philippe Morand tente un drop. Le ballon est effleuré par un joueur adverse mais pas suffisamment pour empêcher le cuir de traverser les poteaux. Cela met la touche finale au pointage. 25 à 18 Nomades.
C’est là une première victoire de la part d’une ancienne équipe de division II sur une de division I. C’est un beau triomphe d’équipe alors que les 22 joueurs ont contribué. Toutefois, les Nomades doivent apprendre à jouer les 80 minutes avec intensité, concentration et à développer une régularité dans l’ensemble de leur jeu. Cela leur permettra d’accrocher de nombreuses victoires à leur tableau de chasse.
Sommaire de la partie :
Première demie
| 0-7 |
Essai converti d'Ormstown |
| 0-10 |
Botté de pénalité d'Ormstown |
Deuxième demie
| 7-10 |
Essai de Laval (Jonathan Davis)
(Conversion de Louis-Philippe Morand) |
| 10-10 |
Botté de pénalité de Louis-Philippe Morand |
| 17-10 |
Essai de Laval (Stéphane Dauphin-Pierre)
(Conversion de Louis-Philippe Morand) |
| 17-13 |
Botté de pénalité d’Ormstown |
| 22-13 |
Essai de Laval (Martin-Louis Paquette) |
| 22-18 |
Essai non converti d’Ormstown |
| 25-18 |
Drop de Laval (Louis-Philippe Morand) |
Joueurs de la partie : Thierry Laroche
Pour son dernier match en tant que régulier dans l’équipe I, Thierry Laroche a disputé un fort match. Il a mené ses troupes au combat de belle façon. Il a joué comme talonneur ainsi que comme demi de mêlée.
Alignement :
1 – Richard Couture
2 – Thierry Laroche
3 – Jimmy Bang (François Brochu)
4 – Aurélien Lenaerts
5 – Marc Goudreau
6 – Bertrand Venne (Kevin Bouchard)
7 – Jean-Philippe Adam (Martin-Louis Paquette)
8 – Vincent Légaré (François Patenaude)
9 – François Bouchard (Félix-Antoine Adam)
10 – Louis-Philippe Morand
11 – Cristian Vesco (Charles-Edouard Handfield)
12 – Simon Leclerc
13 – Vincent Lambert
14 – Stéphane Dauphin-Pierre
15 – Jonathan Davis (Xavier Lalonde)
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