Équipe H1

Date : 21 juin 2008
Lieu : St-Jean

Nomades H1 - 12
St-Jean - 18

La glace enfin brisée!!!

Par Charles-Édouard Handfield

Anxieux d’accrocher leur première victoire de la saison 2008 et de mettre fin à une séquence de trois défaites, les Nomades de Laval se présentent à St-Jean afin d’y affronter les Barracudas. Plus que jamais, une victoire leur est nécessaire. Et elle est à portée de main : contrairement aux trois premiers adversaires, St-Jean provient de la même division que les Nomades et les deux équipes se sont affrontées à deux reprises en 2007. Si les Nomades jouent à la hauteur de leur talent, tout est possible.

Dès le début de la rencontre, les Nomades démontrent qu’ils sont prêts pour cette rencontre. L’intensité et l’agressivité sont au rendez-vous. Ils attaquent les premiers et mettent de la pression sur St-Jean qui doit jouer du rugby défensif d’entrée de jeu. Les Nomades, se servant de leur plus grand atout, la vitesse, progressent en territoire adverse. Ils protègent bien le ballon et chaque joueur semble impliqué dans chacune des phases de jeu. Et, pour la première fois cette année, les Nomades s’inscrivent les premiers à la marque. Suite à quelques attaques groupées, St-Jean resserre sa défensive autour des avants. Mal leur en pris car les Nomades ouvrent immédiatement le ballon vers son groupe d’arrières. Avec Jonathan Davis qui s’insèrent, Laval profite d’un surnombre. Une phase de jeu classique est alors exécutée. Sans encombre et avec une excellente rapidité, le ballon aboutit dans les mains de Charles-Édouard Handfield. Celui-ci n’a plus que de l’herbe devant lui. Il en profite pour aller inscrire son premier essai en carrière et donner les devants 5 à 0 aux Nomades. Ils continuent d’attaquer dès la reprise du jeu mais avec moins de succès. St-Jean semble se réveiller et le jeu est plus égal. L’action se déroule entre les deux 22 et aucune équipe ne semble être capable de briser la défensive adverse. Toutefois, au cours des échanges, St-Jean gagne tranquillement du terrain. Les Nomades sont fautifs : leurs plaquages sont hauts et les joueurs des Barracudas parviennent à gagner à gagner plusieurs mètres après le premier contact. Ce sont d’ailleurs des plaquages ratés qui mèneront au premier essai de St-Jean. Malgré une mauvaise passe de St-Jean, le ballon atterrit dans les mains de leur allier. Celui-ci entreprend alors d’infiltrer la défensive des Nomades. Aucun joueur ne semble avoir le désir de l’immobiliser au sol; chaque Nomade paraît raté son plaquage sur le jeu. L’ailier de St-Jean, après de multiples feintes, parvient à aplatir dans l’en-but lavallois, 5 à 5. Après cette belle action individuelle, la partie retrouve son équilibre. Les deux défensives reprennent leur rythme. Toutefois, l’offensive des Nomades se met en train et progresse en territoire ennemi. Jouant méthodiquement, elle gagne plusieurs mètres, lentement mais sûrement. Suite à une pénalité profondément en zone adverse, les avants des Nomades réclament une touche avec insistance. On leur offrira satisfaction et l’avenir leur donnera raison. Ils exécutent une touche parfaite. Thierry Laroche, suite à son lancer, contourne ses joueurs. En arrivant au bout de la ligne, on lui remet le ballon et il trouve une ouverture dans la défensive adverse. Il gagne plusieurs mètres avant d’être rejoint. Avant d’être mis au sol, il a cependant le temps de remettre à Martin-Louis Paquette. Avec une belle ténacité, ce dernier franchit les derniers mètres le séparant de l’en-but. 10 à 5 Nomades à la demie.

La deuxième mi-temps s’annonce encore plus dure que la première alors que St-Jean profite d’un vent de dos. Cela force les arrières des Nomades à jouer plus prudemment et à concéder un peu de terrain afin qu’aucun botté ne leur passe par-dessus la tête. Toutefois, la vitesse leur permet de jouer de cette façon. Si leur défensive résiste aux nombreuses attaques de St-Jean, leur offensive peine à trouver un rythme et c’est surtout les Barracudas qui mettent de la pression. Les Nomades tiennent le coup. Surtout lorsque St-Jean approche des 22 et de l’en-but, Laval resserre sa défensive et parvient à conserver les devants. Les bottés de dégagement de Jonathan Davis et Louis-Philippe Morand permettent aux Lavallois de respirer plus à l’aise lorsque la pression se fait trop forte. Toutefois, à force de jouer avec le feu, les Nomades finissent par se brûler. Après avoir résisté avec succès pendant 30 minutes, St-Jean, suite à une phase de jeu ratée, trouve une brèche dans la défensive. Le ballon, suite à une phase mal exécuté, bondit quelque fois et trouve maître dans les mains du 15 de St-Jean. Sur sa lancée, celui-ci brise quelques placages et atteint l’en-but adverse pour donner les devants à St-Jean 12 à 10. Cet essai semble fouetter les Nomades qui se lancent corps et âmes en offensive. Cela leur est profitable : une pénalité imposée à St-Jean près de leur 22 permet à Louis-Philippe Morand de tenter un botté de trois points. La réussite redonne l’avance 13 à 12 aux visiteurs. Cette mince avance n’est cependant guère confortable et les Nomades désirent l’augmenter. Ils repartent donc à l’offensive et conservent le ballon. Ils gagnent beaucoup de terrain avant de profiter d’une touche à l’intérieur des 10 mètres de St-Jean avec moins de cinq minutes à jouer. La touche gagnée, ils entreprennent de créer un maul. Cela les mènera dans l’en-but de S-Jean lorsque Jimmy Bang aplatira le ballon avec succès pour l’essai. 18 à 12 Nomades, marque finale.

Il s’agit là de la première victoire des Nomades en 2008. La glace est enfin brisée. Il est à espérer que cela sera le début d’une série de victoires. Toutefois, ils devront apprendre que, pour arrêter l’ennemi, le mieux est de lui scier les jambes. C’est-à-dire, de le plaquer bas afin d’arrêter sa progression. De plus, ils devront jouer les 80 minutes avec la même intensité. Car ce n’est pas un manque de talent, mais bien un manque de constance qui leur coûte cher.


Sommaire de la partie :

Première demie

5-0

Essai de Charles-Édouard Handfield
Conversion ratée

5-5

Essai non converti de St-Jean

10-5

Essai de Martin-Louis Paquette
Conversion ratée


Deuxième demie

10-12

Essai converti de St-Jean

13-12

Botté de trois points de Louis-Philippe Morand

18-12

Essai de Jimmy Bang
Conversion ratée


Joueurs de la partie : Jimmy Bang
Le capitaine a montré l’exemple. Lorsque la défensive devait augmenter son niveau de jeu, il a réussi plusieurs plaquages retentissants. L’essai marqué en fin de match est la juste récompense de ses efforts.



Alignement :
1 – François Brochu (Richard Couture)
2 – Thierry Laroche
3 – Jimmy Bang
4 – Marc Goudreau
5 – Aurélien Lenaerts
6 – Martin-Louis Paquette
7 – Bertrand Venne (Kevin Bouchard)
8 – Jean-Philippe Adam
9 – François Bouchard
10 – Louis-Philippe Morand
11 – Charles-Édouard Handfield
12 – Simon Leclerc
13 – Vincent Lambert (François Patenaude)
14 – Stéphane Dauphin-Pierre
15 – Jonathan Davis




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