Équipe I

Date : 2 juin 2007
Lieu : Laval

Nomades I - 14
Barbarians - 8


Plier sans craquer...

Par Charles-Édouard Handfield

Les Nomades, toujours à la recherche d’une première victoire en deuxième division, affrontent les Barbs en ce samedi après-midi à Laval. Le défi est de taille mais les Nomades sont gonflés à bloc.

Les Barbs sortent très forts en début de match. Ils s’imposent physiquement et dominent le jeu en attaquant dans l’axe de façon répétitive. L’action se déroule majoritairement dans le territoire des Nomades pendant la première demie. Toutefois, bien que constamment sous pression, les avants des Nomades ne craquent pas. Les Barbs ne marqueront aucun point lors de cette demie. La défensive plie mais résiste. Un bon jeu de pieds permet de calmer la pression aux moments opportuns et, une féroce détermination, de soutenir les attaques répétées des Barbs. De guerre lasse, ceux-ci tentent un botté de pénalité mais sans succès.

Cependant, si la défensive est solide, il en est autrement pour l’offensive. Celle-ci a énormément de difficulté à trouver son rythme. Plusieurs passes échappées, des en-avants à répétition, des mêlées et des mauls perdus, etc. L’offensive peine devant la défensive agressive des Barbs. Le rideau défensif monte rapidement et force les arrières à précipiter leurs gestes ce qui cause plusieurs erreurs. Toutefois, à deux reprises, les arrières parviennent à exécuter parfaitement leur ouverture et créer des occasions pour leurs alliés. Cela donnera deux essais sur deux longues courses. C’est d’abord François Bouchard, le « fullback », qui traverse la défensive adverse. S’échappant avec Christian, il feinte de lui remettre le ballon ce qui lui permet de déjouer un adversaire. Toujours avec Christian en support, il lui suffit de couper à l’intérieur pour éviter le dernier défenseur et aller marquer les premiers points du match. En aplatissant le ballon au centre de l’en-but adverse, il simplifie la tâche à Louis-Philippe Morand qui réussi aisément le converti. 7 – 0 Nomades. La seconde course est l’œuvre de Stéphane Dauphin-Pierre. Ce jeu est une copie conforme du premier à la différence que François Bouchard remet à son allié plutôt que de simplement feinter. Stéphane Dauphin-Pierre se moque d’un défenseur qui se retrouve hors-jeu alors que lui-même garde les deux pieds à l’intérieur. Il lui suffit alors de distancer le dernier défenseur. Encore une fois, le ballon est aplati au centre de l’en-but. 14 – 0 Nomades après le converti.

La deuxième demie est beaucoup plus équilibrée. Si l’action s’était déroulée dans le territoire des Nomades en première demie, les deux équipes piétinent cette fois le milieu du terrain, entre les lignes des 22. Personne ne parvient à prendre l’avantage. On a droit à un spectacle défensif. Les Barbs marquent tout de même trois points sur un long botté de pénalité pour s’inscrire au pointage. 14 – 3 Nomades.

Le jeu se resserre encore par la suite. C’est du jeu d’équipe alors qu’aucune action individuelle ne réussit à briser le rideau défensif. Un carton jaune à Louis-Philippe Morand et un peu plus de désespoir permettent aux Barbs de repousser les Nomades profondément dans leur territoire. Comme en première demie, la défensive plie mais ne craque pas… Elle repousse même les Barbs de quelques verges. Ceux-ci surprennent alors la défensive avec une belle ouverture du petit côté et c’est l’essai dans le coin de l’en-but. Le converti difficile est raté. 14 – 8 Nomades.

Suite à cette belle action, les Barbs tentent de pousser leur avantage pour resserrer le pointage. Ce sont néanmoins les Nomades qui mettent de la pression et cognent à la porte des buts. C’est au tour des Barbs de sentir la pression. Ils se doivent de résister puisqu’un essai concrétiserait la victoire des Nomades. Acculés au pied du mur, les Barbs se défendent avec succès et reprennent le ballon. Toutefois, le temps leur manque pour aller marquer un essai. La défensive des Nomades se montre coriace et n’alloue que quelques verges. La partie prend fin sur la première victoire des Nomades de cette saison 2007, 14 à 8.



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