À l’occasion de ce troisième match à domicile, les Nomades affrontaient de vieux et vigoureux adversaires similingues, les Braves de Trois-Rivières. Vu l’historique entre ses deux clubs, le match s’annonçait serré ce qui devait redoubler le désir de souffrir pour vaincre des receveurs. Dès les premiers instants du match, les avants des Verts et Blancs ont imposés le rythme, gagnant systématiquement du terrain à chaque possession. Cependant, les arrières faisaient pour leur part face à une opposition farouche, rapide et bien organisée. Si bien que quelques pénalités coûteuses ont permis aux Braves de s’approcher dangereusement de l’en-but des hôtes.
Ce qui devait arriver arriva, et c’est par deux essais coup sur coup, principalement dus à l’épuisement physique ou mental des Nomades lors de punition jouées rapidement, que Trois-Rivières pris les devant 10-0 avant la fin de la première demie. Il est par contre à noter que l’avantage de la possession de balle allait sans équivoque aux LLL, malgré le vent contraire à leur ascension. Tous les espoirs étaient donc permis pour la deuxième demie qui, faut-il le comprendre, allait être jouée avec l’avantage du vent.
Malgré tout, ce fut encore les Braves qui modifièrent le tableau de pointage (et oui c’est pratique un tableau de pointage) après avoir profiter d’une passe manquée dans les arrières des Nomades pour fuir avec le ballon jusque dans l’en-but, et ce, sans opposition franche. C’est plus qu’il n’en fallait aux Nomades pour augmenter leur jeu d’un cran, et pourtant, les spectateurs ont du attendre la 72e minute pour voir leur favoris marquer un premier essai, sur un magnifique effort des avants qui, mètre par mètre, ont grugé le terrain pour permettre à Richard Couture d’aplatir à gauche des poteaux. Le converti fut réussi et le pointage était alors de 15-7. Tous les espoirs étaient permis.
Sans perdre d’avantage de temps, le quinze des Nomades s’imposa à nouveau à la reprise, et c’est quelques 6 minutes plus tard que François Patenaude aplatissait à droite des poteaux pour porter le score à 15-12. Le converti rata de peu, mais la partie n’était pas terminée. Dès le botté de renvoi, par un effort collectif sublime, les Nomades conquirent le terrain dans un jeu dynamique sublime et se rendirent à dix mettre de l’en-but adverse, avant qu’une passe tardive ne vint mettre un terme à tout espoir. Le coup de sifflet final se fit entendre.